Angelo di Mango

VENISE

On ne présente plus Venise, tout a déjà été dit, écrit sur La Sérénissime…  Pour le photographe, cette ville représente un véritable défi. Comment l’aborder sans tomber dans le cliché touristique ? Bien sûr, il est toujours possible de tenter une approche à la Martin Parr et railler les hordes de touristes qui l’envahissent chaque jour…  oui mais voilà moi quand je vais à Venise (c’est la troisième fois) j’y vais pour l’émerveillement alors c’est ce que je photographie. Donc gondoles, canaux et San Marco… Je sais d’ores et déjà que c’est au tirage que je parviendrai – ou pas( ?)- à donner à mes images la « couleur », le « toucher » que je souhaite leur donner.

L’autre problème c’est la foule… oui mais non parce ce que  j’aime les ambiances matinales, très matinales… la plupart de ces images ont été réalisées entre cinq et sept heures du matin…. alors les touristes, y en avaient guère…

Les photos présentées sont des tirages argentiques  tirés manuellement par l’auteur sur du papier Slavich et révélés par inspection  dans de la chimie lith. Les images présentées ne sont pas virées, la teinte obtenue est causée par le révélateur oxydé. L’intérêt de cette chimie est qu’elle permet d’obtenir des contrastes et des teintes inenvisageables avec une chimie classique, mais de plus le révélateur s’oxydant tout au long de la séance, il va donner des effets nouveaux à chaque feuille développée. L’image obtenue tient autant de la photographie que de la gravure. A ce titre chaque tirage est absolument une pièce unique et ne peut être retiré à l’identique.

Matériel utilisé : Pentax 67II

Film Ilford FP4+