François Vignes

Arbori-sculptures aux heures chaudes du printemps

Ces 2 images ont été obtenues avec un film infrarouge Kodak HIE
et un filtre B+W 093 (Wratten 87C) en milieu de journée au mois de juin.

Venise : Les puits.

Pour se ravitailler en eau, les habitants de Venise utilisaient les puits. Les nappes d’eau douce étant inexistantes, ils avaient un ingénieux système pour se la procurer. Sur les places où vous trouverez la margelle d’un puits, vous verrez que sur les côtés se trouvent deux ou quatre bouches d’égout. Grâce à ces bouches, l’eau de pluie était canalisée dans une citerne en argile, une matière imperméable, remplie de sable qui servait de filtre. L’eau était recueillie à travers le tuyau central, qui se trouve sous le puits, afin d’être remontée grâce à des seaux. Cependant l’eau des puits ne suffisait pas à tous les habitants, des habitants qui étaient obligés de se faire livrer l’eau provenant du fleuve Brenta par de gros bateaux.

Sur l’île de Burano
(Papier Foma 123 – Révélateur Fotospeed LD 20)
Dans une « calle »
(Papier Foma 532 – Révélateur Fotospeed LD 20)
Sur une « piazzetta »
(Papier Foma 131 – Révélateur Fotospeed LD 20)

Devantures à l’abandon

Ici un commerce, là un atelier, plus loin un dancing, un « bains douches » , un cinéma et même un tribunal…Que ce soit dans une grande ville ou un village, ces façades en décrépitude sont le négatif de ces « hangars » qui fleurissent dans les Z.I. , Z.A. et autres périphéries que nous traversons pour atteindre le centre des agglomérations. J’ai choisi la technique de tirage lith (papier Foma 123 ou 111 – révélateur Fotospeed LD 20 pour mettre l’accent sur les outrages du temps sur ces devantures qui, un jour peut-être, redeviendront attractives sinon démolies.

Les pigeonniers dans le Sud-Ouest de la France

Ils existent depuis l’Antiquité. Ils ont été construits pour récupérer la fiente qui a servi notamment à la culture du pastel et de la vigne dans le Tarn ; d’où leur présence en particulier dans le Pays du Lauragais et de Cocagne qui a fait sa fortune du 14ème au 17ème siècle grâce au pastel, et dans le Pays Gaillacois historiquement réputé pour ses vignobles. Et c’est dans le Tarn qu’il y en a le plus (d’après un recensement réalisé dans les années 1970 par Henri Astruc), avec 1700 spécimens.