Technique

La présentation des tirages

Quelques soient la qualité intrinsèque de la photographie, et les qualités techniques du tirage, l’image n’aura d’impact qu’à la condition de faire l’objet d’une présentation soignée. Des marges de guingois ou mal calculées, un tirage rapidement collé sur un carton inadapté ou un tirage abimé faute de protection, mènent inévitablement à un résultat médiocre.

La note qui suit, rédigée au sein de l’association Art’gentik73 donne les principes à suivre pour parvenir à une présentation satisfaisante pour les marges ou le passe-partout.

Le tirage « Bromoil »

Le Bromoil (aussi appelé oléobromie) est une technique de tirage photo utilisant l’encre grasse), qui fut très populaire chez les Pictorialistes au début du XXème siècle. Cette technique permet d’obtenir un tirage qui fait penser à une gravure ou à une peinture.

Le procédé demande beaucoup de patience pour le photographe, qui dispose d’une latitude importante pour interpréter la photographie d’origine: de ce fait, il est difficile de reproduire exactement le même résultat sur plusieurs tirages.

Le process est décrit dans la note rédigée par Angelo Di Mango, auteur des deux photos ci-dessous illustrant les possibilités du tirage Bromoil.

Le tirage lith

Un tirage lith est une épreuve tirée sur papier noir et blanc à partir d’un négatif noir et blanc avec une chimie particulière. Ce processus permet d’obtenir des teintes pouvant aller du bronze à l’orangé en passant par des nuances sépia, chocolat, abricot ou encore lilas. Par ailleurs, l’image pourra parfois être granuleuse, parfois exhiber un effet de « poivre » (points noirs dispersés sur l’image) ou de trame…

Le process est décrit dans la note rédigée par Angelo Di Mango, auteur des deux photos ci-dessous illustrant les possibilités du tirage lith.

Le développement des films

Dans la pratique de la photographie argentique, un des premiers aspects techniques que rencontre le photographe est le développement du film.

De la réussite de ce processus dépend tout d’abord la qualité des tirages qu’il pourra obtenir, et dans un second temps l’obtention du résultat final, avec toutes les nuances et effets, qu’il a espéré lors de la prise de vue.

Les photographes d’ART’gentik73 s’appuient sur une note technique rédigée par Bernard Jacob et sur une fiche « process de développement ». Le document décrit les différentes phases du développement du film, donne des indication pour standardiser cette démarche (gage de qualité) et enfin donne quelques pistes pour ajuster la modulation du rendu .

Vous pouvez télécharger ces documents à partir du lien ci-dessous.

Le tirage: une étape primordiale du projet

Le choix du support (papier) et des produits de traitement (notamment le révélateur) va avoir une influence directe sur le résultat final, tout autant que le respect des différentes séquences du traitement.

Il existe de nombreuses marques de papier (Ilford, Foma, Bergger, Adox, Kentmere , …) et plus encore de révélateurs, permettant de jouer sur les textures (brillant, perlé, mat , …) et les tonalités (chaude, froide, neutre,,).

A chacun de faire ses essais, en sélectionnant ses produits et en notant soigneusement l’utilisation qui en est faite pour pouvoir reproduire le rendu.

Ilford a publié en 2002 une note technique qui constitue un panorama très complet de ces différents points, ainsi que du processus de traitement des papiers. Naturellement, tout s’organise autour des produits Ilford, mais la transposition à d’autres marques ne pose pas de problème.